Les régimes dangereux pour la santé.

 

Cette vidéo ne concerne pas un sujet ni scientifique, ni politique à proprement parler. Cependant, je tenais à m’en servir afin de démontrer combien les régimes modifient amplement les comportements humains : leur alimentation bien sûr, mais aussi leur mode de vie. Ces régimes sont souvent étudiés par des spécialistes pour être efficaces. Il existe tant  de femmes (le plus souvent) qui s’essayent à toutes les formes de régimes, le plus souvent sans en nécessiter réellement, et mettent leur santé en danger. C’est la course à la perte de kilos, phénomène de plus en plus présent et dicté par la politique des médias qui affichent des corps de rêve dans des décors tout à fait normaux, laissant croire à l’existence de femmes « Vénus » dans la vie réelle.
Il est alors légitime de se demander si le régime est véritablement la bonne solution pour maigrir. En de nombreux points, ils mettent la santé en danger : troubles cardio-vasculaires, risques de cancers,  de mort subite… La science à travers l’ANSES est le « pas de côté » qui protège la santé en dénonçant tous ces dangers. Il devient en effet évident que ces régimes, soit-disant « scientifiquement prouvés », sont en fait de dangereux mensonges qui, en modifiant les comportements humains, modifient également le rapport au corps et à l’alimentation. Peut-on laisser un régime (qui ne reste alors qu’une idéologie) dicter notre alimentation au point de nous mettre en danger ?
La science est sensée avoir a un rôle régulateur, mais jusqu’à quel point ? 

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Des nano-aliments bientôt dans nos assiettes?

publié le 9 avril 2011, dans http://www.journaldelenvironnement.net

 

 

« Les institutions européennes se sont réunies le 16 mars dernier autour de la modification du règlement «Nouveaux aliments» . Le Bureau européen de l’environnement (BEE) s’inquiète de la tournure que prennent les discussions, en particulier sur l’impact de la nano-nourriture sur la santé et l’environnement, et sur la consommation de viande issue d’animaux clonés.

Le règlement en vigueur a été pris en 1997. Il encourage le développement de nouveaux types de nourriture et de nouvelles techniques de production alimentaire. Pour autant, il ne couvre pas l’utilisation de la nanotechnologie dans les aliments.

La Commission européenne a donc adopté en janvier 2008 une proposition législative pour amender le texte et, depuis, les discussions bloquent sur la prise en compte de ces aliments nouveaux.

«En raison de leur taille minuscule, les nanomatériaux, s’ils sont ingérés, ont de plus grandes chances d’entrer dans nos cellules, tissus et organes. Ils pourraient ainsi endommager l’ADN et provoquer des maladies semblables à celles que l’on retrouve avec l’amiante», explique Louise Duprez, du BEE. Les nanomatériaux peuvent également nuire à l’environnement: «Les substances nano qui se retrouvent dans l’eau peuvent être très toxiques pour les organismes aquatiques, même à très faibles concentrations». Leur présence dans les sols peut également inquiéter l’agriculture.

C’est pourquoi la fédération encourage les institutions européennes à indiquer dans le règlement qu’«aucune autorisation de mise sur le marché ne pourra être donnée sans qu’un consensus ait été trouvé sur des méthodologies-tests fortes et fiables». Les méthodes de test actuelles sont pour l’association encore trop empreintes d’incertitudes scientifiques. Il est donc trop tôt pour pouvoir garantir la sécurité de la nano-nourriture.

Pour l’heure, le Parlement européen souhaite un moratoire sur les aliments contenant des nanomatériaux, jusqu’à ce qu’il ait été prouvé qu’ils sont sans danger. Les députés souhaitent également la labellisation de la nourriture contenant des nano-ingrédients. Le Conseil est plus indulgent, proposant une autorisation au cas par cas, après évaluation de la nourriture contenant ces matériaux.

Les désaccords persistent également en ce qui concerne l’interdiction ou non de nourriture provenant d’animaux clonés. Le Parlement européen souhaite interdire cette viande et celle de leurs descendants, tandis que les ministres de l’UE et la Commission européenne n’envisagent pas de ne pas pouvoir commercialiser la progéniture d’animaux clonés.

Les discussions doivent se poursuivre jusqu’au 30 mars. Si à cette date aucun compromis n’est trouvé, il faudra reprendre à zéro les propositions émises depuis 2008. »

 

Commentaire :  Les nanoaliments ont été découverts et certains créés afin d’améliorer notre façon de nous alimenter. Ainsi, la science influence la nourriture. Certains comportements humains risquent d’être amplement modifiés si ce projet venait à aboutir réellement. Au niveau de la santé, cette découverte peut devenir primordiale et résoudre des problèmes mondiaux comme par exemple la malnutrition ou l’obésité.
Mais certains problèmes sont soulevés par les institutions européennes, concernant le risque d’entrée de produits nocifs dans les tissus, cellules ou les organes, ainsi que celui de la possibilité qu’ils soient toxiques aux niveaux aquatique et agricole. L’ADN peut-être endommagé, ainsi que les cellules intestinales plus particulièrement. C’est une question que les chercheurs ne doivent pas négliger : peut-on régler un problème sans en déclencher un autre ? Il n’est pas anodin d’agir ainsi sur le corps humain et on ne peut nier qu’il y aura forcément des conséquences, négatives ou positives. Faut-il faire confiance à la science à ce point, d’autant plus qu’il s’agit ici encore d’un stade expérimental ?

Verglas et neige, comment les enlever sans polluer ?

publié le 13 décembre 2011 sur http://www.consoglobe.com

« Le verglas et la neige en hiver, c’est banal. Comme de vouloir s’en débarrasser. Le salage reste la technique la plus connue pour éliminer le verglas ou prévenir sa constitution. Mais le salage coûte 100 € par tonne et cause des dégâts à la faune, au sol et à la flore. Alors comment faire ? Il y a-t-il des manières plus écologiques de déneiger ? Faut-il arrêter le salage ? Voici les éléments du débat.

Le salage anti-verglas en question

Le salage des routes nuit-il à l’environnement ?  C’est la question qu’on se repose chaque année quand des milliers de tonnes de sel sont déversées sur nos trottoirs et nos routes : chaque année oe entre 750 000 et 1,5 million de tonnes pour déneiger.

L’impact des sels de déneigement sur l’environnement ?

L’utilisation des sels de déneigement a un impact négatif  évident sur l’environnement. Les sels de déneigement limitent la croissance des arbres au printemps, polluent les sols et le salage des routes peut également modifier la composition chimique voire biologique des milieux aquatiques. Même les bâtiments et les infrastructures souffrent d’un salage excessif.

Le déneigement par salage coûte cher

Le coût du dessalement est élevé : il faut prendre en compte les investissements (dessaleuses), les coûts directs d’une journée de travail des services de déssalement et le coût des fournitures (le sel). On estime le prix de revient sel déversé en hiver à 100 euros la tonne.

Il faudrait ajouter à cela le coût des dégâts causé par le salage. La ville de Sceaux (17 000 habitants) a calculé que les réparations des dégradations de voirie causées par le salage en 2009 ont couté près de 100 000 euros.  Pourtant cette ville est située en région parisienne et donc dans une zone peu soumise aux intempéries neigeuses !

Les limites du salage

Dans certains cas difficiles de grand froid et d’épaisseur de neige ou verglas trop épaisses, le chlorure de sodium (la substance la plus utilisée) ne suffit pas : il n’agit plus sous aucune de ces formes et il faut utiliser d’autres fondants, comme le chlorure de calcium. Le hic, c’est que le chlorure de calcium revient 7 fois plus cher que le sel et il n’est donc utilisé que dans les cas indispensables.

A en croire, le guide de l’hiver 2009 de la ville de Sceaux, trop de sel sur une trop grande quantité de neige ou de glace entraîne une baisse localisée de température qui peut favoriser la formation d’une couche de glace.

Le salage a un impact négatif sur l’environnement

La plupart des espèces vivantes n’apprécient pas du tout le salage.

  • Selon un rapport américain (1), le salage des routes, utilisé pour faire fondre la glace ou la neige, aurait un impact sur la biodiversité des cours d’eau.

La neige fondue, chargée en sel, s’écoule et finit dans les cours d’eau. Le sel finit par stagner et s’infiltrer dans les sols, dans les nappes phréatiques et dans les lacs. Or le sel a un effet négatif sur la faune, et notamment sur les espèces aquatiques. Certains animaux réagissent fort mal au taux de salinité de l’eau, comme les amphibiens (salamandres, tritons, crapauds).

Un effet surprenant du salage sur certaines espèces

Un effet collatéral peu connu du salage massif des routes depuis des décennies a été démontré sur les routes européennes. Certaines plantes maritimes trouvent le long des routes qui ont été dessalées un milieu favorable à leur développement, et elles colonisent ces nouvelles terres d’accueil dont la salinité est accrue par le sel de déneigement. »

Commentaire : « Ce qui modifie les comportements humains »

L’Homme doit s’adapter à son environnement et, pour y parvenir, met en place des techniques.
La nécessité pour l’Homme de se déplacer en hiver voit son INTERRUPTION dans la neige et utilise le salade en tant que DETOUR pour parvenir à ses fins et être capable de se déplacer.
Mais cette technique peut impliquer elle-même de nouvelles interruptions et donc de nouveaux détours (quantité croissante de sel => pollution des nappes phréatiques et des lacs =>danger pour la faune  => diminution du niveau de vie) en spirale. C’est le principe de l’invention nécessitant de nouveaux besoins (exemple : la voiture a besoin d’essence ou d’entretien). Ainsi, les comportements humains modifiés par l’environnement modifient eux-même l’environnement, qui par réaction modifie lui aussi les comportements humains…

Les animaux nourris aux OGM se portent bien

publié le 13 décembre 2012 dans lefigaro.fr

Des chercheurs ont passé au crible 24 études toxicologiques récentes.13

« Les animaux durablement nourris avec du maïs, du soja, du riz, des pommes de terre et du triticale génétiquement modifiés se portent bien. Aussi bien en tout cas que ceux qui ont reçu une alimentation non OGM. Même au bout de deux ans, et même lorsque ce régime transgénique leur est administré sur deux à cinq générations successives. Telle est la conclusion, somme toute rassurante, d’une vaste étude dirigée par la généticienne Agnès Ricroch (AgroParisTech, université Paris-Sud-Orsay) à paraître dans la revueFood and Chemical Toxicology, considérée comme «la» référence en la matière.

Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs ont passé au crible 24 études américaines, japonaises, brésiliennes, italiennes et norvégiennes récentes, exclusivement réalisées par des laboratoires publics financés par des fonds publics, ce qui exclut a priori tout risque de conflit d’intérêts.

La moitié de ces travaux portaient sur des rats, des souris, des vaches laitières, des saumons et même des macaques nourris pendant une durée supérieure (jusqu’à deux ans) au délai réglementaire de 90 jours utilisé lors des tests toxicologiques préalables à la mise sur le marché des plantes ou des aliments OGM. L’autre moitié a concerné plusieurs générations de vaches, moutons, chèvres, cochons, poules, pintades et, bien sûr, rats et souris. Les auteurs de ces 24 études ont recherché d’éventuels impacts toxicologiques sur la Casio des organes (cœur, foie, rein, cerveau, intestin, gonades, muscles…) et sur un très grand nombre de paramètres biologiques et histologiques. En vain.

L’impact de la transgenèse insignifiant

«Ces travaux ne révèlent aucun problème sanitaire lié à la consommation à long terme de nourriture dérivée d’OGM», souligne le biologiste Marcel Kuntz (CNRS/université Joseph-Fourier-Grenoble) et coauteur de l’étude. «On a beau chercher, on ne trouve rien, sauf des différences non significatives liées à la variabilité génétique ou biologique des animaux étudiés», renchérit Agnès Ricroch.

Du coup, faut-il allonger la durée de nourrissage des animaux au-delà de 90 jours pratiquée lors des tests d’homologation, comme le réclament certains opposants aux OGM au motif que ce délai, trop court, ne permettrait pas de déceler une éventuelle toxicité chronique? «Non. Notre méta-analyse démontre que cet allongement n’apporterait aucune information supplémentaire, répond Mme Ricroch. Si aucun effet toxique n’est décelé pendant ce laps de temps de trois mois, recommandé au niveau international par l’OCDE et les agences sanitaires nationales et supranationales, il n’y a aucune raison d’en trouver d’avantage au-delà. Sauf à complexifier inutilement la procédure déjà très lourde de l’homologation, notamment pour les start-up ou les PME, qui se retrouveraient davantage pénalisées vis-à-vis des grands groupes.»

Dans un article paru en février dans Plant Physiology, Agnès Ricoh, Marcel Kuntz et leur collègue Jean Bergé, décédé depuis, avaient déjà passé en revue 44 publications portant sur des analyses génomiques et protéomiques d’OGM destinées à visualiser l’expression de tous les gènes. Résultat: l’impact de la transgenèse est insignifiant. «Il ne reste aujourd’hui plus d’espace scientifique pour craindre un risque sanitaire inhérent à la nature “génétiquement modifiée” des variétés commercialisées après évaluation des risques telle qu’elle est pratiquée», conclut Marcel Kuntz. »

 

Commentaire : Voici une autre « polémique » concernant les OGM, concernant l’échelle française ainsi que l’échelle mondiale, puisqu’il s’agit ici d’une étude française à propos de l’impact de la nourriture OGM sur des animaux, s’appuyant non seulement sur l’expérience au sein du pays, mais également sur des résultats de pays étrangers : la question des OGM est internationale. Si aucun impact ne semble être décelé après 3 mois de nourriture OGM, on pourrait penser que la conclusion comme quoi l’alimentation OGM est inoffensive peut nous sembler quelque peu rapide. Ce n’est pas l’avis des chercheurs qui semblent être satisfaits de leurs résultats actuels. Confiance réelle ou volonté d’éviter toute découverte en défaveur de la génétique ? Il serait en effet peut confortable que de découvrir qu’un animal puisse être gagné par quelque souci de santé après avoir servi de cobaye aux OGM. Cependant, il faut faire attention. Un animal « génétiquement modifié » ne peut être aussi contrôlé qu’une plante : le risque de propagation et d’impact sur les espèces est grand. L’homme peut-il risquer l’équilibre environnemental pour un marché plus rentable ? Les multiples contestations témoignent du peu de fiabilité des analyses, les craintes sont nombreuses. Le manque d’information, et surtout, de réglementation sur les OGM est au coeur du débat et nous devons rester méfiants, et surtout prudents.

 

Jeff Jarvis : « Internet, c’est la vie ; et la vie, c’est le foutoir »

publié le 13 décembre 2011 dans Libération

 

« Jeff Jarvis incarne bien la figure américaine de l’activiste de l’Internet. À 57 ans, ce journaliste new-yorkais, devenu professeur de « journalisme entrepreneurial » à la New York University, s’est imposé comme une référence de la blogosphère avec son site Buzzmachine. Il y dissèque les dernières tendances de la nouvelle économie et des médias à l’ère numérique.

Libéral-libertaire comme on dirait en Europe, Jeff Jarvis se livre à un véritable éloge de la « publitude » dans le livre Tout nu sur le Web tout juste sorti (éditions Pearson). La publitude ? Un néologisme évoquant, par opposition au concept de vie privée (privacy), la transparence et nos vies publiques sur le Net. Ce « toujours connecté » qui totalise 29 000 tweets et compte 86 128 followers à ce jour a reçu Libération à la Cantine, un des principaux lieux de rendez-vous de la websphère parisienne.

Vous avez quelque chose contre la protection de la vie privée en ligne ?

Pas du tout, notre droit à la vie privée et au contrôle des informations nous concernant est un droit fondamental de l’être humain. Mais, avec Internet, nous avons également acquis la possibilité de partager nos vies en les rendant publiques. On a le choix maintenant.

Et qu’en fait-on ?

J’ai eu un cancer de la prostate et j’ai décidé de l’annoncer publiquement parce que je pensais que cela pourrait m’aider. Ma sociabilité numérique m’a apporté beaucoup dans ce cas précis, j’en ai retiré énormément de bénéfices, tout comme ceux qui ont partagé cette histoire avec moi.

La « publitude », selon vous, vaut mieux que la « privacy »…

Ces deux éthiques, parce qu’il s’agit de cela, sont interdépendantes, elles ne sont pas exclusives. Mais je pense que l’on se focalise trop sur la vie privée aujourd’hui, sans voir tout ce que le partage d’informations nous apporte. A force d’invoquer ce respect de la vie privée comme la valeur suprême de l’homo connecticus, on risque de passer à côté de tas d’occasions de connexions. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dit que son réseau social n’a pas changé la nature humaine mais qu’il en a accru ses possibilités.

Qui le conteste ?

Le problème, c’est que les changements colossaux qui sont à l’œuvre avec la généralisation des nouvelles technologies sont souvent vécus comme une menace par la majorité de nos gouvernants et de nos élites. Leur peur de l’inconnu leur inspire de mauvaises décisions. Au lieu d’employer leur énergie à se protéger d’inconvénients qui sont réels, ils feraient mieux d’en exploiter les points positifs, bien plus nombreux.

Ça sert à quoi, la « publitude » ?

Ses outils nous donnent du pouvoir, comme on l’a vu par exemple avec les révolutions arabes : la capacité de créer, de nous organiser et de rassembler nos savoirs. Grâce à elle, plein de gens gagnent désormais leur vie autrement, créent de nouveaux secteurs et marchés. La publitude abaisse les frontières et remet en cause l’idée de nation.

Vous n’êtes pas dans la techno-béatitude, là ? Quantité d’entreprises se servent de nos données sans dire ce qu’elles en font, sans la transparence dont vous dites que c’est l’autre grande valeur du Web, avec le partage…

C’est vrai, elles ne disent pas toujours ce qu’elles en font et ne nous donnent pas assez de contrôle dessus. Mais cela n’en fait pas des diables pour autant, elles font du business… Et puis, pourquoi toutes ces angoisses ? Google a sa plus forte part de marché en Allemagne, dans un pays où le gouvernement et les médias sont très critiques à son endroit. Cela signifie-t-il que 90 % des gens ont tout faux ? Est-ce que ce ne sont pas les institutions qui sont déconnectées du public ?

Vous vous opposez à la loi Hadopi qui porte atteinte, dites-vous, au droit fondamental de se connecter. Comment faites-vous respecter le droit d’auteur ?

Pourquoi tenter de réguler le futur avec de vieux modèles ? Votre Président ne défend pas la culture mais ceux qui veulent continuer à la distribuer à l’ancienne alors que l’Internet « disrupte » tout, comme Gutenberg avait été en son temps à l’origine d’une mutation très déstabilisante pour des pans entiers de la société. C’est toujours la même histoire des pouvoirs qui défendent les pouvoirs établis alors que la technologie chamboule tout et rebat les cartes. Nous sommes dans un de ces moments. Internet n’a pas à être tenu et régulé parce qu’Internet, c’est la vie ; et la vie, c’est le foutoir.

Pourquoi remettre en cause le droit à l’oubli des réseaux ?

Il y a un droit à l’anonymat qui est plus que légitime dans certains cas, particulièrement lorsque la liberté d’expression n’est pas garantie. Mais il faut se méfier des effets indésirables et indésirés d’une réglementation des réseaux. Peut-on m’obliger à effacer quelque chose qui parle de vous ? Lorsque les informations publiques sont restreintes, le public perd. Tout doit être public par défaut.

Y compris pour les Etats et les entreprises, dites-vous…

Oui, les Etats devraient être publics par défaut et secrets par nécessité, alors que c’est trop souvent l’inverse, il y a un gros changement culturel à faire, comme on le voit avec les données publiques. Quant aux entreprises, elles ont le droit de garder des secrets, mais ce n’est sans doute pas la manière la plus efficace de se comporter avec ses clients. A l’ère des réseaux, la culture du secret n’a plus de sens. »

 

Commentaire : Il est évident qu’Internet est l’invention majeure, voire le symbole du XXIe siècle. Ses progrès sont si rapides qu’en une dizaine d’années, il s’est étendu à tous les domaines, une grande partie des générations, et à la grande majorité des pays du monde. Mais cette expansion s’accompagne aujourd’hui d’un paradoxe, reflet de la société moderne : communiquer à travers un écran, est-ce être d’avantage relié à tous les autres internautes, ou être seul face à une machine ?
Internet, un autre lien social ou une nouvelle solitude ?
Le but pour les internautes est celui de communiquer, d’échanger. Ces échanges se voient cependant stoppés par l’interruption « distance » mais trouvent le moyen de détourner cet obstacle par le détour INTERNET.
Solitude de ces liens « faibles », de ces relations et conversations jugées mineures, des « amis » qui ne le sont que sur facebook ? Ou réel moyen d’échange, de rencontres sincères, de partage d’expérience ? Internet peut-être un outil favorable pour qui sait l’utiliser à bon escient. C’est là tout le paradoxe : ce pas de côté n’est qu’une interruption supplémentaire et change les comportements humains en les reproduisant de manière identique, mais virtuellement et de manière accentuée par la volonté d’en raconter toujours plus sur les réseaux sociaux pour solliciter des réactions d’un public « voyeur ». Avec Internet, la technologie devient le miroir de la société actuelle, paradoxale, moderne, aussi solitaire que communautaire. 

 

Wikileaks et la surveillance de masse : le retour

publié le 7 décembre 2011 sur CitizenKane.fr

« WikiLeaks reprend ces activités : 287 documents internes mettent en cause 170 sociétés dans le domaine de la surveillance électronique.

WikiLeaks a travaillé cette fois-ci avec le Washington Post pour relayer l’information sur le continent américain. En Italie, c’est l’Espresso qui a traité le dossier, et en France après le« Cablegate », c’est le site Owni.fr qui diffuse ces « Spy files » sur le Net.

Pour Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks «La surveillance de masse est devenue depuis dix ans une industrie internationale qui vend ses services aux dictateurs pour espionner des populations entières. Ça semble tout droit sorti d’une production hollywoodienne, mais aujourd’hui, les systèmes d’interception de masse, conçus par des sociétés occidentales incluant la surveillance d’opposants politiques est une réalité », explique le site en introduction.

En clair, il existe une surveillance électronique des citoyens via des logiciels spécialisés au profit de régimes et de 25 Etats qui comme la Tunisie de Ben Ali, la Syrie d’Assad, ou la Libye de Kadhafi font bien peu de cas du respect des droits de l’Homme.

En France, ou dans les démocraties en général, l’usage de ces logiciels espions est bien évidemment prohibé. Néanmoins, certaines sociétés à l’instar d’Amesys, filiale du groupe Bull, collaborent avec des régimes comme celui du colonel Kadhafi. Amesys ne se serait pas contentée de vendre du matériel, mais se serait impliquée dans le fonctionnement des logiciels eux-mêmes aux côtés des services de sécurité libyens. En outre les employés de la société française Amesys possédaient même une liste des personnes sous surveillance. Mise en cause, la compagnie a néanmoins répondu : « l’engagement pris par les autorités libyennes de participer aux côtés des pays occidentaux à la lutte contre le terrorisme international a notamment conduit fin 2003 le Conseil de sécurité de l’ONU à lever l’embargo prononcé contre ce pays […] C’est dans ce contexte, que de nombreuses entreprises françaises et étrangères, dont faisait partie Amesys, ont noué des liens commerciaux avec la Libye. Amesys a dans ce cadre livré aux autorités libyennes un matériel sur lequel elle n’a exercé aucun contrôle quant à l’utilisation qui a pu en être faite ».

Au reste, la focalisation obsessionnelle sur la société Amesys semble relever d’un parti pris éthique plus que juridique. En effet, nombreuses sont les entreprises françaises spécialisées dans la cession d’équipements d’interceptions de communications. A dessein, la diatribe dirigée contre la vente de matériel d’interception omet de souligner que ces équipements peuvent être vendus à des fins d’interceptions judiciaires, et que dans ce cadre judiciaire il était parfaitement loisible à Amesys – comme à toute autre société concurrente française ou étrangère – d’offrir ses services à la Libye. Il importe, en effet, que dans la phase d’instruction d’une procédure judiciaire, le parquet soit en mesure de recueillir tous éléments de preuves à charge comme à décharge. »

Commentaire : J’ai décidé de revenir sur les dérives d’Internet que je considère comme de plus en plus préoccupantes de nos jours, Internet étant la source d’informations la plus utilisée au monde. L’exemple de Wikileaks, cette sorte de « Big Brother électronique » mérite toute notre attention.
Ce n’est pas tant la révélation d’informations et de dossiers que leur publication sur Internet qui est préoccupante et concerne les humanités scientifiques. La technologie d’Internet a été l’arme d’une publication à grande échelle. L’acteur Wikileaks s’en est servi comme moyen pour atteindre son but, mais également comme « détour » pour passer au dessus de l’obstacle qu’était la difficulté à répandre une telle quantité de documents. Internet permet en effet de contourner cet embarras et de rendre instantanément ces données accessibles à tous. Le scandale n’est donc pas seulement limité aux révélations choquantes de dossiers sensés rester secrets, mais trouve également toute sa légitimité dans l’utilisation de publications Internet. En effet, une parution sur le web est à la portée de chacun et est extrêmement difficile à éliminer dans sa totalité à partir du moment où le fichier est en ligne. La technologie permet ainsi la propagation de fichiers politiques, concernant dans le cas des diffusions de Wikileaks des affaires de la vie politiques, mais aussi de la diplomatie mondiale ! Quelles conséquences de la technologie sur la vie diplomatique ? Va-t-elle s’en mêler au point de finir par la dominer ?

La Cybergo démarre à Laval

publié le 8 décembre 2011 dans france3.fr

« La voiture du futur sera sans chauffeur et en libre service, le prototype sera développé à Laval.

Une voiture sans chauffeur, qui va là où on le lui demande. En ville, là où les voitures individuelles deviennent encombrantes et improductives. Et polluantes. La Cybergo est électrique et se déplace à 20 km/h. Un véhicule surdoué, suréquipé en calculateurs, lecteurs laser, caméras et guidage satellitaire.

Un véhicule, car pour l’instant ses concepteurs n’ont pas fait dans la recherche esthétique ou le confort. La Cybergo tient plutôt du char à bancs, version technologie de pointe. Les 8 passagers quelle peut prendre à son bord seront installés en position assis-debout sur des boudins en mousse. Un toit mais pas de vitres. La Cybergo pour l’instant se destine à des trajets très courts en centre ville piétonnier, ou sur un campus universitaire, pour rejoindre un moyen de transport public structurant comme un tramway ou un TER.

Curieusement, quand tous les moyens de transports publics se sont adaptés aux personnes à mobilité réduite par la généralisation des accès de plein pied, la Cybergo présente une marche pour accéder à son bord.

Des trajets programmés

Pour se déplacer il faut appeler la voiture à partir d’une borne, le véhicule le plus proche arrive, on lui indique où l’on veut se rendre le long d’itinéraires prédéfinis, et l’informatique fait le reste. La Cybergo se repère à l’aide des satellites pour tracer sa route, un système de radar lui permet de « voir » jusqu’à 200 mètre devant elle et de s’arrêter quand survient un obstacle imprévu.

La législation ne permet pas la circulation de véhicules sans chauffeurs, il leur faut une voie réservée. Que ce soit avec ou sans guidage. A Laval, l’expérimentation se fera dans les rues piétonnes.

C’est la société Induct, une entreprise d’ingénierie installée au Croissy sur Seine en région parisienne, spécialiste des problématiques de routage et d’informations en provenance de capteurs mobiles via des systèmes radar, qui développe la Cybergo.

A Laval, Induct va créer une dizaine d’emplois pour assembler la Cybergo. Objectif, en produire une quarantaine en 2012. »

 

Commentaire : La voiture du futur ! La technologie permet à l’homme de ne plus conduire : c’est la voiture-robot automatisée. Cela changerait radicalement notre vie, en laissant à l’informatique le soin de faire toutes les commandes pour lesquelles notre humanité était nécessaire. Telle est l’objectif de la « Cybergo », lancée à Laval, version pour l’instant basique de ce qui pourrait devenir plus tard les nouveaux moyens de transport. Mais est-ce forcément plus « fiable » ? En cas de « bug » (comme on en a déjà connu à diverses échelles de la technique), les conséquences pourraient être bien plus importantes qu’en temps normal. L’homme se substitue à la technologie, lui laissant prendre de plus en plus d’importance.. jusqu’à le remplacer ?