Restauration: Une loi pour savoir ce qu’il y a vraiment dans votre assiette

publié le 20 décembre sur 20minutes.fr

 

« GASTRONOMIE – Le Sénat examine ce mardi un texte de loi proposant d’informer le consommateur sur le mode de confection des plats vendus par un établissement de restauration…

Un amendement du projet de loi sur la protection et l’information des consommateurs, adopté par l’Assemblée nationale et débattu ce mardi au Sénat, prévoit d’indiquer, pour chaque établissement proposant de la restauration, les modalités de préparation des plats proposés par l’établissement.

Contacté par 20 Minutes, Fernand Siré, député (UMP) de Pyrénées-Orientales, petit-fils, fils et frère de restaurateur à l’origine de l’amendement, apporte son éclairage sur cette proposition.

Quel objectif?

L’information du consommateur. «Jusqu’ici, on vous présente un menu sans vous dire quelle est la qualité des produits ou s’ils ont été préparés dans l’établissement», regrette Fernand Siré. Avec cette loi, il s’agit d’offrir une information claire au consommateur, qui lui permettrait de savoir comment a été élaborée la nourriture qui lui est vendue et de faire la différence entre un établissement qui cuisine réellement ses plats et un restaurateur qui se contente de réchauffer des aliments déjà préparés. «Ce texte touchera l’ensemble des professionnels de la restauration», souligne le député: selon lui, la profession de restaurateur «s’est élargie»: «il y a les traiteurs, les restaurateurs professionnels, les auto-entrepreneurs, les supermarchés, etc.  Il faut éclairer le consommateur et défendre une certaine qualité de la profession», estime-t-il.

Sur quels critères déclarer qu’un plat est fait maison?

C’est à débattre. Certains représentants de restaurateurs se sont inquiétés des modalités pratiques de cet amendement, avançant notamment qu’un plat pouvait être élaboré en cuisine et servi accompagné de produits industriels. «Les modalités pratiques seront définies par la profession et le gouvernement», indique Fernand Siré. Pour lui, il faudra trouver un «compromis. A partir de 60 ou 80% du plat préparé par l’établissement, on pourrait dire que ce plat a bel et bien été élaboré par le restaurateur», juge-t-il. Le député rappelle l’existence du «titre de maître restaurateur, dont on pourra s’inspirer», tout en estimant qu’il «n’y aura pas un seul système». Mais dans le détail, les modalités restent, effectivement, à définir.

Comment pourra-t-on distinguer un «bon» établissement d’un «mauvais»?

Sans doute avec un label. Juger qu’un restaurant ne se contente pas de réchauffer des plats cuisinés, c’est bien, encore faut-il l’indiquer au client. «On pourrait penser à un label affiché sur la carte ou sur l’établissement», avance Fernand Siré. Quant à ceux qui ne mériteraient pas ce label… «Ils continueront à vendre leurs produits», se contente de dire le député, ajoutant que la possession ou non du label «pourra justifier d’une différence de prix: le label qualité affiché par tel restaurateur expliquera le prix, peut-être plus élevé, qu’il pratique.» « 

 

Commentaire : Bien qu’il ne s’agisse pas de science à proprement parler mais plutôt de mesures sanitaires, on peut voir ici comme une mesure politique pourrait influencer les comportements humains. Dans cet article, une loi est envisagée afin d’indiquer pour chaque restaurant ou lieu fournissant de la nourriture d’où vient cette nourriture ou si elle est le fruit soit d’une confection artisanale, soit industrielle. En tant que client, il peut être tout à fait bénéfique et rassurant d’être informé de l’origine de ce que l’on mange. Cependant, les restaurants ne possédant pas le fameux « label » de bons restaurants peuvent s’inquiéter quand à leur clientèle et peuvent même être découragés par une telle politique favorisant l’excellence aux dépens parfois de la simplicité. Les humains vont en effet adapter leur comportement à cette nouvelle politique et vont ainsi suivre ce que dictent les labels, délaissant des restaurants jugés trop peu appliqués ou pas assez artisanaux alors qu’ils les fréquentaient depuis des années en en étant satisfaits. Il s’agit ici d’une sortie de dictature de l’information, bien que celle-ci semble être à la faveur de la santé du client. Elle peut également encourager des services de restauration à s’investir plus en matière de qualité, et ainsi augmenter le niveau de qualité moyen de la restauration.

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