Verglas et neige, comment les enlever sans polluer ?

publié le 13 décembre 2011 sur http://www.consoglobe.com

« Le verglas et la neige en hiver, c’est banal. Comme de vouloir s’en débarrasser. Le salage reste la technique la plus connue pour éliminer le verglas ou prévenir sa constitution. Mais le salage coûte 100 € par tonne et cause des dégâts à la faune, au sol et à la flore. Alors comment faire ? Il y a-t-il des manières plus écologiques de déneiger ? Faut-il arrêter le salage ? Voici les éléments du débat.

Le salage anti-verglas en question

Le salage des routes nuit-il à l’environnement ?  C’est la question qu’on se repose chaque année quand des milliers de tonnes de sel sont déversées sur nos trottoirs et nos routes : chaque année oe entre 750 000 et 1,5 million de tonnes pour déneiger.

L’impact des sels de déneigement sur l’environnement ?

L’utilisation des sels de déneigement a un impact négatif  évident sur l’environnement. Les sels de déneigement limitent la croissance des arbres au printemps, polluent les sols et le salage des routes peut également modifier la composition chimique voire biologique des milieux aquatiques. Même les bâtiments et les infrastructures souffrent d’un salage excessif.

Le déneigement par salage coûte cher

Le coût du dessalement est élevé : il faut prendre en compte les investissements (dessaleuses), les coûts directs d’une journée de travail des services de déssalement et le coût des fournitures (le sel). On estime le prix de revient sel déversé en hiver à 100 euros la tonne.

Il faudrait ajouter à cela le coût des dégâts causé par le salage. La ville de Sceaux (17 000 habitants) a calculé que les réparations des dégradations de voirie causées par le salage en 2009 ont couté près de 100 000 euros.  Pourtant cette ville est située en région parisienne et donc dans une zone peu soumise aux intempéries neigeuses !

Les limites du salage

Dans certains cas difficiles de grand froid et d’épaisseur de neige ou verglas trop épaisses, le chlorure de sodium (la substance la plus utilisée) ne suffit pas : il n’agit plus sous aucune de ces formes et il faut utiliser d’autres fondants, comme le chlorure de calcium. Le hic, c’est que le chlorure de calcium revient 7 fois plus cher que le sel et il n’est donc utilisé que dans les cas indispensables.

A en croire, le guide de l’hiver 2009 de la ville de Sceaux, trop de sel sur une trop grande quantité de neige ou de glace entraîne une baisse localisée de température qui peut favoriser la formation d’une couche de glace.

Le salage a un impact négatif sur l’environnement

La plupart des espèces vivantes n’apprécient pas du tout le salage.

  • Selon un rapport américain (1), le salage des routes, utilisé pour faire fondre la glace ou la neige, aurait un impact sur la biodiversité des cours d’eau.

La neige fondue, chargée en sel, s’écoule et finit dans les cours d’eau. Le sel finit par stagner et s’infiltrer dans les sols, dans les nappes phréatiques et dans les lacs. Or le sel a un effet négatif sur la faune, et notamment sur les espèces aquatiques. Certains animaux réagissent fort mal au taux de salinité de l’eau, comme les amphibiens (salamandres, tritons, crapauds).

Un effet surprenant du salage sur certaines espèces

Un effet collatéral peu connu du salage massif des routes depuis des décennies a été démontré sur les routes européennes. Certaines plantes maritimes trouvent le long des routes qui ont été dessalées un milieu favorable à leur développement, et elles colonisent ces nouvelles terres d’accueil dont la salinité est accrue par le sel de déneigement. »

Commentaire : « Ce qui modifie les comportements humains »

L’Homme doit s’adapter à son environnement et, pour y parvenir, met en place des techniques.
La nécessité pour l’Homme de se déplacer en hiver voit son INTERRUPTION dans la neige et utilise le salade en tant que DETOUR pour parvenir à ses fins et être capable de se déplacer.
Mais cette technique peut impliquer elle-même de nouvelles interruptions et donc de nouveaux détours (quantité croissante de sel => pollution des nappes phréatiques et des lacs =>danger pour la faune  => diminution du niveau de vie) en spirale. C’est le principe de l’invention nécessitant de nouveaux besoins (exemple : la voiture a besoin d’essence ou d’entretien). Ainsi, les comportements humains modifiés par l’environnement modifient eux-même l’environnement, qui par réaction modifie lui aussi les comportements humains…

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