Expérience personnelle.

le 29 septembre 2011.

J’ai le souvenir d’un ami que l’on pourrait qualifier de « casse-cou » qui m’a confié avoir, depuis un accident de ski, une sorte d’implant métallique dans le genou.
Cette petite histoire illustre bien la relation aujourd’hui inséparable de l’homme avec la technique. D’après les souvenirs que j’ai du récit de cet ami, il semblerait que cette simple plaque de métal lui fasse ressentir un sentiment quelque peu paradoxal : celui d’être vulnérable et fort à la fois, comme un cyborg, sans pour autant le qualifier en tant que tel. La technologie l’a ainsi façonné en laissant des traces sur son corps (de petites cicatrices, et cette fameuse plaque de titane). Son genou serait à présent comme plus solide avec cet « outil » que les autres n’ont pas, mais il faut également prendre soin de cette « jambe-cyborg » en évitant de trop la solliciter car elle est également fragile et peut être parfois douloureuse.
De son expérience personnelle, on retient également la difficulté pour la société à appréhender l’arrivée des implants. Il faut même, selon ses dires, posséder un document prouvant le port de l’implant (qui peut même être détecté dans les portiques de contrôle !), ou alors être entièrement fouillé. La technique a ainsi brouillé nos repères naturels. Le développement des hommes « hybrides » suscite une certaine curiosité mêlée à de la suspicion, une certaine appréhension, voire de l’antipathie selon les cas. 

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