Il faudra nourrir 9 milliards d’hommes en 2050

publié le 13/10/2011 sur LeFigaro.fr

 » Selon la FAO, près d’un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de malnutrition. 

Le chiffre est terrible. Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. Et leur nombre ne cesse d’augmenter. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, qui sera célébrée dimanche sur les cinq continents, la FAO (Food and Agriculture Organization) rappelle que la hausse des prix des denrées alimentaires a fait basculer cette année près de 70 millions de personnes dans l’extrême pauvreté. Qu’en sera-t-il en 2050 quand il faudra nourrir 9 milliards de bouches, contre 7 aujourd’hui ?

La faim frappe surtout l’Asie, qui compte le plus grand nombre de malnutris en valeur absolue (580 millions de personnes), et l’Afrique avec le plus fort taux (30 % de la population, soit 240 millions de personnes). Or sur ces deux continents, qui seront aussi les plus peuplés au mitan de ce siècle, les rendements céréaliers moyens sont dramatiquement faibles : 28 quintaux par hectare en Asie et 13 en Afrique subsaharienne, contre 50 dans les pays développés (70 en France !). La première urgence consiste donc à augmenter la productivité agricole dans ces régions. D’après la FAO, la production alimentaire mondiale devra augmenter de 70 % d’ici à 2050 pour éradiquer la faim. Le tout bien sûr sans dégrader l’environnement et sans augmenter la surface de terres arables au risque de mettre en péril la biodiversité. La quadrature du cercle ? Pas forcément.

Biotechnologies 

Car les marges de progrès restent importantes. La mise au point d’une agriculture «durablement intensive», faisant appel à toute la panoplie des moyens techniques disponibles, y compris les biotechnologies, reste une importante carte à jouer. «Dans l’immédiat, le principal facteur limitant dans les pays du Sud, et notamment en Afrique, c’est l’accès aux engrais et aux semences», explique Gérard Matheron, président du Cirad (centre de recherche agronomique pour le développement), auteur avec Marion Guillou, présidente de l’Inra, d’un ouvrage récent sur le sujet.* La lutte contre les pertes et le gaspillage, l’organisation des échanges par la stabilisation des prix et le soutien financier au développement d’une agriculture vivrière compétitive dans les pays du Sud sont autant d’autres priorités.

En gardant à l’esprit que le verre n’est pas qu’à moitié vide. Si le nombre de malnutris a crû en valeur absolue ces dix dernières années, principalement en raison des conflits et de la hausse des prix des aliments, leur proportion a baissé de moitié depuis trente-cinq ans. Sans doute une raison d’espérer. –  M. Mé « 

Commentaire :  Cet article traite de l’un des sujets les plus préoccupants dans l’actualité mondiale : la faim dans le monde, principalement en Asie et en Afrique selon les sources. En effet, si aujourd’hui nous sommes 7 milliards à nourrir sur notre planète dont 1 milliard n’ont pas accès à de la nourriture, les études montrent que nous seront 9 milliards d’hommes sur Terre en 2050. Une importante problématique se soulève : si nous ne sommes déjà pas capables d’assurer la survie alimentaire de tous aujourd’hui, comment ferons-nous dans le futur ? Le problème est humanitaire, mais concerne tous les domaines. Politiquement parlant, les puissances devront s’investir et s’allier si elles veulent parvenir à régler ce problème, d’autant plus qu’il s’agit d’un problème résultant en partie des conflits qui font s’affronter les pays entre eux. C’est également une affaire de volonté de la part de tous, car il semblerait que beaucoup de pays puissants mènent une « politique de l’autruche » et semblent plus se préoccuper des « grosses crises » les touchant, crises qui ne sont pourtant rien par rapport à la misère absolue qui touche ailleurs d’autres être humains livrés à eux-même.

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One response to “Il faudra nourrir 9 milliards d’hommes en 2050”

  1. jblogscpo says :

    Chère Marie,
    Le choix de tes sujets d’articles est pertinent. C’est un très bon début !
    Quelques remarques :
    – Tes commentaires font preuve d’une analyse fine concernant le sujet et c’est très bien. Mais le but de ces commentaires de recentrer le propos sur les humanités scientifiques. En effet, tu peux resituer le contexte et décrire l’article au début de ton commentaire mais il ne faudrait pas que ton commentaire soit uniquement composé de cela.
    – La meilleure technique à mon sens est d’utiliser les expressions, les concepts clés du cours de M. Latour et de M. Picon le plus possible dans tes rédactions. Des concepts comme « dispositif de preuves », « laboratoire », « lieu de dispute », « système technique », les différents sens des mots « politique » et « scientifique ». Pour bien montrer l’entremêlement de la science et de la politique, de la technique et de la société.
    – D’ici le 20 décembre, il faut que tu rédiges une trentaine d’articles. Pas de souci, tu as le temps mais il faudrait que tu augmentes le nombre de tes publications des maintenant.
    N’hesite pas si tu as des questions,
    Bien à toi
    Pauline

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